L’Iran peut assurer sa défense partout, déclare le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution

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L’Iran assure sa défense partout, a affirmé le 19 novembre le major-général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution. (Sepahnews)
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L’Iran n’est pas tenu «à une zone géographique spécifique» pour assurer la défense de ses « intérêts vitaux», a déclaré jeudi le major-général Hossein Salami, le chef des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, rapporte Sepahnews, le média officiel des Gardiens de la Révolution.

Le major-général Hossein Salami, réagissait la publication lundi d’informations du New York Times selon lesquelles le président américain sortant Donald Trump aurait demandé jeudi dernier à ses conseillers principaux lors d’une réunion au bureau ovale s’il avait des options pour attaquer le principal site nucléaire iranien.

Selon le quotidien, ceux-ci auraient dû «dissuader [Trump] d’aller de l’avant avec une frappe militaire », au vu du risque que cela dégénère rapidement en un conflit plus vaste.

«Nous ne serons limités à aucune géographie spécifique pour défendre notre sécurité et nos intérêts vitaux et si quelqu’un veut menacer les intérêts de cette nation et de ce grand pays, il / elle ne trouvera certainement pas de point sûr sur Terre», a déclaré le général Salami aujourd’hui, lors d’une cérémonie pour souligner la livraison du «Shahid Roudaki , nouveau navire de guerre polyvalent, équipé de «systèmes de missiles», capable, selon Sepahnews, de faire décoller et atterrir un hélicoptère et plusieurs drones, et de transporter sur son pont des vedettes rapides.    

Tout en affirmant que la stratégie de l’Iran a toujours été défensive, le commandant des Gardiens de la Révolution a déclaré que «Cela signifie que nous ne sommes jamais les premiers à menacer aucun pays; mais cette stratégie défensive a toujours été accompagnée de tactiques offensives.»

Le général Salami a décrit le golfe Persique comme le front de la défense de l’Iran, et a déclaré que le monde devrait apprécier ce que font les forces armées iraniennes pour la sécurité de «cette région stratégique de l’économie mondiale».

Dimanche, le chef des Gardiens de la Révolution était aussi revenu sur l’assassinat du général Soleimani, réaffirmant que l’Iran se vengerait certainement sur le champ de bataille du sang des meurtriers de du général Qassem Soleimani chef de la Force Qods – unité d’élite chargée des opérations extérieures des Gardiens –, été tué le 3 janvier par une frappe aérienne américaine près de l’aéroport international de Bagdad.

L’Iran a tiré en représailles dans les jours suivants des missiles vers des bases américaines et d’autres pays membres de la coalition en Irak, mais depuis, les Iraniens continuent tout de même de crier vengeance, «M. Trump, notre revanche pour le martyre de notre grand commandant est certaine, sérieuse et réelle, mais nous sommes respectables et nous prendrons notre revanche avec équité et justice», avait déjà lancé en septembre le chef des Gardiens de la Révolution

Ennemis jurés depuis plus de 40 ans, la République islamique et les États-Unis se sont retrouvés par deux fois au bord de la guerre depuis juin 2019, sur fond de tensions autour de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, déchiré en mai 2018 par Donald Trump,, alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique attestait de son respect par la partie iranienne, le président américain se lançant ensuite dans une campagne de «pression maximale» à coup de sanctions qui ont plongé l’Iran dans une violente récession.

En riposte à ces attaques, Téhéran s’est affranchi depuis mai 2019 de la plupart de ses engagements clefs pris à Vienne, et l’accord nucléaire ne tient plus que par un fil, alors que les six États qui en font encore partie (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Iran) tentent de le maintenir en vie.