Trump se prépare à gracier son ancien conseiller Michael Flynn qui avait menti au FBI

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Michael Flynn lors de son arrivée au tribunal à Washington le 18 décembre 2018. [AFP]
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Le président américain sortant Donald Trump aurait l’intention de gracier dans les derniers jours de sa présidence son ancien conseiller à la Sécurité nationale, Michael Flynn, qui avait plaidé coupable en 2017 d’avoir menti au FBI au sujet de ses contacts avec un diplomate russe, ont annoncé mardi Axios et le New York Times


Mise à jour 25/11/2020, 16h27

Ça y est, Trump a gracié son ancien conseiller à la Sécurité nationale.


Michael Flynn avait été contraint de démissionner 22 jours seulement après être devenu conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump.

Après avoir participé à la campagne de Donald Trump, Michael Flynn avait eu des échanges confidentiels avec l’ambassadeur de Russie à Washington, Sergueï Kisliak, en décembre 2016. Devenu conseiller à la Sécurité nationale, il avait été interrogé le 24 janvier 2017 par la police fédérale, mais avait dissimulé ces contacts. Il avait rapidement dû démissionner pour avoir également menti au vice-président Mike Pence.

En 2017, Michael Flynn avait accepté de plaider coupable de parjure et de coopérer avec l’enquête sur les soupçons de collusion avec la Russie. Mais l’an dernier, menacé d’une peine de six mois de prison, il avait changé d’avocats et de stratégie de défense. Il demandait depuis l’annulation de la procédure en déclarant être victime d’une manipulation.

En mais dernier, le ministère américain de la Justice, mené par William Barr, un loyaliste de Donald Trump, a retiré sa plainte contre Michael Flynn en mai dernier, en estimant que l’enquête contre l’ancien général n’avait pas «de base légitime» et que ses déclarations, «quand bien même elles seraient fausses, n’avaient pas d’importance», mais un juge fédéral a demandé une révision judiciaire de l’affaire.

Donald Trump n’a pour sa part cessé de répéter que l’enquête était une «chasse aux sorcières» politique et que Michael Flynn, ancien général de l’armée et ancien chef de la DIA, l’Agence de renseignement de la Défense, était un «homme bien».

Une grâce accordée par le président sortant retirerait maintenant cette affaire de la compétence des tribunaux de façon définitive.

Les entretiens secrets de Michael Flynn avec l’ambassadeur de Russie à Washington en décembre 2016, avant l’investiture de Donald Trump, avaient été au cœur de l’enquête menée par la suite par le procureur spécial Robert Mueller sur des soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie. Après plus de deux ans d’enquête, l’équipe de Robert Mueller n’avait toutefois pas pu trouver de preuve de l’existence d’une conspiration criminelle, même si des soupçons de collusion pèsent toujours sur l’équipe de campagne de Donald Trump à la présidentielle de 2020.