Accord sur les procédures des pourparlers de paix entre Afghans

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Le gouvernement afghan et les talibans ont annoncé ce mercredi 2 décembre un accord sur les procédures des pourparlers, une question parmi d’autres qui empêchaient jusque-là d’avancer dans les négociations de paix lancées en septembre au Qatar.

Mais le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg avait toutefois averti la veille que l’Alliance n’avait pour autant aucune garantie sur la réussite des pourparlers de paix entre Afghans.

Aujourd’hui, «Nous saluons cette avancée, qui constitue un grand pas vers une résolution paisible et durable du conflit, mais nous attendons des progrès concrets, une feuille de route politique et un cessez-le-feu total », a déclaré Stoltenberg à l’issue d’une visio-conférence avec les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN. «Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir et sans doute beaucoup d’entraves sur la voie d’un résultat. Nous ne pouvons pas exclure des revers, mais nous saluons ce résultat annoncé aujourd’hui».

L’OTAN doit décider en février 2021 si les conditions sont réunies pour quitter l’Afghanistan ou si l’Alliance est en mesure de poursuivre sa mission de formation des troupes afghanes malgré le retrait de la moitié du contingent américain. Pour l’instant, elle se poursuit, malgré le retrait américain annoncée, mais des décisions difficiles devront être prises en 2021 si les talibans ne respectent pas leurs engagements», avait confirmé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg lundi 30 novembre, un peu avant les réunions des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN prévues des 1er et 2 décembre.

« Nous serons confrontés à un dilemme. Soit l’Alliance quitte l’Afghanistan et le pays risque de devenir un nouveau sanctuaire pour les terroristes qui mènent des opérations contre nous, soit l’OTAN reste, avec une nouvelle mission, mais elle sera confrontée au risque de combats », avait-il expliqué.

Pour sa part, l’armée américaine poursuit, mais prudemment, son retrait d’Afghanistan, où, alors que des négociations de paix sont en cours entre les deux parties, l’administration de Donald Trump a décidé de ne conserver au 15 janvier que 2500 soldats dans le pays, contre environ 13 000 il y a un an.  

«Nous appliquons actuellement cette décision. Ce qui se passera après dépendra de la nouvelle administration», a déclaré le général Milley lors d’une intervention aujourd’hui au Brookings Institution de Washington, alors que le président élu Joe Biden doit succéder le 20 janvier à Donald Trump à la Maison-Blanche.  

«Les États-Unis ont réitéré mercredi qu’ils continueront à fournir la logistique et le soutien matériel à la mission et malgré la réduction de leur contingent, la mission de conseil et d’assistance à l’armée afghane pourra se poursuivre avec la base allemande au nord, la base italienne dans l’ouest et les effectifs à Kaboul », a expliqué le secrétaire général de l’Alliance..