Accueilli par son homologue Benny Gantz, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, en Israël pour discuter du nucléaire iranien

0
512
Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, est arrivé dimanche en Israël pour discuter du dossier du nucléaire iranien, première visite d’un haut responsable de l’administration du président Joe Biden dans l’État hébreu. (Twitter/@gantzbe)
Temps de lecture estimé : 2 minutes

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, est arrivé dimanche en Israël pour discuter du dossier du nucléaire iranien, première visite d’un haut responsable de l’administration du président Joe Biden dans l’État hébreu.

Cette visite qui doit durer deux jours intervient alors que l’administration Biden tente de revenir à un accord avec l’Iran sur le nucléaire, abandonné par l’ancien président Donald Trump, et auquel s’oppose Israël.

Lloyd Austin a été accueilli par son homologue israélien Benny Gantz au ministère de la Défense à Tel-Aviv, peu de temps après avoir atterri.

«Nous allons travailler de concert avec notre allié américain afin de nous assurer que tout accord avec l’Iran protégera les intérêts vitaux du monde et des États-Unis, en évitant une dangereuse course à l’armement dans notre région, et protégera l’État d’Israël», a affirmé Benny Gantz à la fin de leur entretien, selon un communiqué de son bureau.

«Téhéran représente aujourd’hui une menace stratégique pour la sécurité internationale, pour le Proche-Orient et pour l’État d’Israël», a-t-il ajouté.

Parmi les autres sujets évoqués lors de cette rencontre figurent le renforcement de la coopération avec l’Égypte, la Jordanie et des pays du Golfe sous le parrainage américain, la poursuite de la coopération militaire entre les deux pays et la coopération dans le domaine du renseignement dans toute la région ainsi que la présence américaine au Proche-Orient, selon le communiqué.

Le secrétaire américain doit aussi rencontrer le premier ministre Benyamin Nétanyahou, visiter la base aérienne de Nevatim (sud), le mémorial de la Shoah, Yad Vashem, ainsi qu’un site dédié aux soldats tombés au combat.

Nouvelles centrifugeuses

La visite de Lloyd Austin se déroule en parallèle de discussions à Vienne entre l’Iran et les autres États parties à l’accord de 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) sur la façon de réintégrer les États-Unis au sein de ce pacte conclu dans la capitale autrichienne.  

L’accord de Vienne est moribond depuis le retrait américain en 2018, sous la présidence de Donald Trump, qui a rétabli une avalanche de sanctions économiques et financières contre Téhéran.

En riposte, l’Iran a commencé à s’affranchir de ses engagements à partir de mai 2019, accélérant le rythme ces derniers mois, avec la mise en service samedi et le test de nouvelles cascades de centrifugeuses.

Biden a déclaré qu’il était prêt à réintégrer l’accord, donc à lever les sanctions après négociations.

De son côté, Téhéran dit être prêt à revenir à l’application pleine et entière du texte, à condition que les États-Unis lèvent d’abord toutes les sanctions qu’ils ont réimposées ou instaurées contre Téhéran depuis 2018.

L’Iran refuse toutefois de discuter directement avec les États-Unis à ce stade.

Israël est opposé à tout accord qui permettrait à l’Iran, son ennemi juré, de développer des armes nucléaires.

«Un accord avec l’Iran qui ouvrirait la voie aux armes nucléaires […] ne serait d’aucune façon contraignant pour nous», a affirmé mercredi Benyamin Nétanyahou.

Israël accuse la République islamique d’Iran de chercher à développer des armes nucléaires, ce que Téhéran a toujours nié.

Lloyd Austin se rendra également en Allemagne, au Royaume-Uni et en Belgique lors de sa tournée, selon le Pentagone.

* Avec AFP