La Syrie a utilisé des armes chimiques lors d’une attaque en 2018, confirme un rapport de l’OIAC

0
147
Temps de lecture estimé : 2 minutes

L’armée de l’air syrienne a utilisé du chlore lors d’une attaque dans la ville de Saraqeb en 2018, indique l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) dans le deuxième rapport de l’équipe d’identification et d’enquête (IIT), qui a désormais, contrairement à l’époque du premier rapport, le pouvoir de désigner l’auteur d’une attaque chimique.

«L’IIT conclut qu’il existe des motifs raisonnables de croire qu’à environ 21h22 le 4 février 2018, lors des attaques en cours contre Saraqib, un hélicoptère de l’armée de l’air arabe syrienne sous le contrôle des forces du tigre touché l’est de Saraqib en laissant tomber au moins un cylindre. Le cylindre s’est rompu et s’est libéré un gaz toxique, le chlore, qui s’est dispersé sur une grande surface, affectant 12 personnes nommées.», écrit l’équipe d’identification et d’enquête dans son rapport publié aujourd’hui.

L’ITT avait publié un premier rapport il y a un an, dans lequel elle avait établi que l’armée de l’air syrienne avait lâché des bombes contenant du sarin et du chlore en 2017 à Latamné, dans le nord de la Syrie, violant ainsi la Convention sur les armes chimiques.  

Et, en 2018, malgré les objections de la Syrie et de ses alliés, dont Moscou, une majorité des 193 États membres de l’OIAC avaient autorisé en 2018 l’organisation à désigner l’auteur d’une attaque chimique et non plus seulement à documenter l’utilisation d’une telle arme.

Le gouvernement syrien a toujours nié toute implication dans des attaques chimiques, affirmant avoir remis tous ses stocks d’armes chimiques sous supervision internationale aux termes d’un accord conclu en 2013.

Mais Damas n’a toujours pas répondu aux questions posées depuis des années sur des installations qui auraient pu être utilisées dans la production ou le stockage d’armes chimiques.

Voir Second Report by the OPCW Investigation and Identification Team, 12 April 2021 >>