L’administration Biden débloque la vente de 50 F-35 aux Émirats arabes unis

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Un F-35A effectue un vol d'essai à Fort Worth en mai 2019. (Photo: Lockheed Martin)
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L’administration Biden a décidé de débloquer la vente de chasseurs F-35 aux Émirats arabes unis décidée par son prédécesseur Donald Trump, malgré l’opposition des élus démocrates, a indiqué mercredi un haut responsable de l’administration américaine.

La vente, approuvée dans les dernières semaines du mandat de Donald Trump, après l’accord de normalisation des relations entre les Émirats et Israël, porte sur 50 chasseurs furtifs F-35.

L’accord permet aussi l’exportation de 18 drones armés MQ-9 et des missiles air-air et air-sol, pour un montant de 23 milliards de dollars.

L’entente avait pourtant provoqué un tollé chez les démocrates, qui avaient tenté sans succès de la bloquer par un vote du Congrès ; le gouvernement de Joe Biden avait annoncé fin janvier qu’il «réexaminait» la transaction.

Elle est contestée en justice par une organisation américaine, le New York Center for Foreign Policy Affairs (NYCFPA), qui craint que ces armements ne soient utilisés contre les populations civiles en Libye et au Yémen.

«Nous ne faisons aucun commentaire sur des litiges en cours, mais je peux confirmer que l’administration a l’intention d’aller de l’avant avec ces ventes proposées aux Émirats arabes unis», a déclaré un responsable du département d’État ayant requis l’anonymat.

«Nous continuons cependant à en examiner les détails et nous restons en consultations avec les responsables émiratis pour parvenir à une compréhension mutuelle des obligations des Emiratis avant, pendant et après la livraison», a-t-il ajouté.

Le responsable a souligné que les armements ne seraient pas livrés avant plusieurs années, ce qui laisse toute latitude à Washington pour changer d’avis et bloquer la transaction.

Les Émirats appartiennent, avec l’Arabie saoudite, à la coalition militaire qui soutient le gouvernement du Yémen dans le conflit qui l’oppose aux rebelles houthis, appuyés par l’Iran. En Libye, les Émirats soutiennent l’homme fort de l’Est du pays, Khalifa Haftar, rival du gouvernement.

*Avec AFP