Retour des États-Unis dans l’accord nucléaire de Vienne: Washington fait des propositions «très sérieuses» à Téhéran

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Photo fournie le 6 novembre 2019 par l'Organisation iranienne de l'énergie atomique montrant l'intérieur de l'usine de Fordo à Qom, dans le nord de l'Iran, qui abrite des centaines de centrifugeuses. [AFP]
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Les pourparlers naissants visant à ramener les États-Unis dans l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran se sont achevés vendredi sans aucun signe immédiat de progrès sur les questions épineuses qui divisent Washington et Téhéran, mais les délégués à cette réunion qui se tenait à Vienne depuis mardi se sont quittés en parlant d’une atmosphère constructive et bien résolus à poursuivre les discussions, rapporte l’agence américaine Associated Press.

Les deux groupes de travail qui se réunissaient à Vienne pour réfléchir aux moyens d’obtenir la levée des sanctions américaines et le retour de l’Iran au respect de l’accord ont rapporté leurs premiers progrès à une commission conjointe de diplomates des puissances mondiales qui restent dans l’accord – France , L’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie, rapporte l’agence de presse américaine.

Les États-Unis ont fait des propositions «très sérieuses» à l’Iran pour relancer l’accord sur le nucléaire iranien, lors de discussions à Vienne, et s’attendent à ce que Téhéran fasse preuve du même «sérieux», a indiqué vendredi un responsable américain, rapporte de son côté l’Agence France-Presse.

Les négociateurs américains «ont avancé une idée très sérieuse et montré une réelle intention de recommencer à respecter (l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien) si l’Iran s’y conforme à nouveau», a affirmé ce responsable à des journalistes, alors que les échanges s’interrompaient pour le week-end.

Le responsable a déclaré que certaines sanctions non nucléaires, telles que celles liées au terrorisme, aux droits de l’homme et aux missiles balistiques, resteraient toutefois en place.

Mais le responsable a indiqué que les États-Unis s’attendaient à une «réciprocité» de l’Iran quant à leurs efforts.

«Nous avons vu certains signes (de réciprocité) mais certainement pas assez. La question est de savoir si l’Iran a la volonté de […] choisir la même approche pragmatique que celle des États-Unis pour se conformer de nouveau à ses obligations prévues par l’accord», a-t-il dit.

Les pourparlers se sont déroulés sans les États-Unis, qui ont unilatéralement quitté l’accord nucléaire, en 2018, sous la direction du président de l’époque Donald Trump qui s’est lancé ensuite dans une campagne de «pression maximale» en rétablissant les anciennes sanctions et en en ajoutant de nouvelles contre l’Iran.

Mais une délégation américaine dirigée par l’envoyé spécial de l’administration Biden pour l’Iran, Rob Malley, s’est également rendue cette semaine dans la capitale autrichienne et des représentants des autres puissances ont fait la navette entre les États-Unis et les Iraniens pour faciliter des pourparlers indirects.

Le président Joe Biden soutient un retour à l’accord de 2015 remis en cause par son prédécesseur Donald Trump, dont la décision de rétablir les sanctions américaines contre Téhéran avaient poussé la République islamique à graduellement s’affranchir des limites fixées à son programme nucléaire par le traité.

L’Iran exige que les États-Unis fassent le premier pas en levant ces sanctions.

* Avec AFP