Stoltenberg recevra mardi le ministre ukrainien des Affaires étrangères de l’Ukraine au siège de l’OTAN

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky inspecte les positions des forces armées ukrainiennes en première ligne de défense dans le Donbass, dans l'est de l'Ukraine, le 8 avril 2021. (Présidence ukrainienne)
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Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kuleba, sera reçu mardi à l’OTAN pour des entretiens sur les tensions provoquées par les mouvements de troupes russes à la frontière avec les régions tenues par les séparatistes soutenus par Moscou, a annoncé lundi l’Alliance.

Dmytro Kuleba participera ensuite à une réunion de la commission OTAN-Ukraine, a précisé l’Alliance.

La guerre dans le Donbass, à l’est du pays, a commencé en avril 2014, dans la foulée d’une révolution pro-occidentale en Ukraine qui avait aussi été suivie de l’annexion par Moscou de la péninsule de Crimée. Des affrontements meurtriers ont éclaté avec les séparatistes de Moscou dans l’est du pays.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken est également attendu à Bruxelles de mardi à jeudi «pour des consultations avec les alliés de l’OTAN et les responsables européens», a annoncé lundi son porte-parole Ned Price.

Il s’est entretenu par téléphone lundi avec Jens Stoltenberg pour préparer sa visite et a insisté sur «la nécessité pour la Russie de cesser immédiatement son renforcement militaire agressif le long des frontières de l’Ukraine et en Crimée occupée», a précisé le porte-parole.

Jens Stoltenberg recevra aussi mercredi le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin et la situation en Ukraine sera un de leurs nombreux sujets de discussion.

Les États-Unis ont mis en garde Moscou dimanche contre toute agression en Ukraine. «Il y aura des conséquences», a averti Antony Blinken. Les États-Unis ont discuté de ce dossier avec la France et l’Allemagne, a-t-il indiqué en soulignant qu’«il y a plus de troupes russes massées à la frontière qu’à aucun moment depuis 2014, lors de la première invasion russe».

Au même moment où le secrétaire d’État américain déclarait sur la chaîne NBC que, si la Russie continuait «à agir de manière agressive et imprudente», elle en paierait le prix, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, sans qu’il y ait forcément de lien, a toutefois écarté dimanche l’éventualité d’une guerre avec l’Ukraine, inquiète depuis plusieurs jours d’un renforcement des troupes russes à ses frontières.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussi appelé la semaine dernière l’OTAN à accélérer l’adhésion de son pays afin d’envoyer un «vrai signal» à la Russie. Mais l’OTAN observe la plus grande prudence sur cette demande, par crainte d’une instrumentalisation.

*Avec AFP