Un attentat à la voiture piégée fait au moins 25 morts et 60 blessés dans l’est de l’Afghanistan

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Au dernier bilan, au moins 25 personnes ont été tuées et plus de 60 autres ont été blessées après un attentat à la voiture piégée près d’une maison d’hôtes de la ville de Pul-e-Alam à l’est de Kaboul vendredi soir, a déclaré le chef du conseil provincial Hasib Stanekzai, rapporte la chaîne afghane d’information continue Tolo News.

L’explosion s’est produite vers 19 h 06, heure de Kaboul, a-t-il indiqué.

Le chef du conseil provincial, cité par la chaîne afghane, a déclaré que le bâtiment de Pul-e-Alam, la capitale de la province de Logar (est), avait servi de résidence à l’ancien chef du conseil provincial de Logar, Abdul Wali Wakil, mais que maintenant, il est utilisé  comme une maison d’hôtes pour ceux qui viennent du district d’Azr à Logar et y séjournent au lieu de descendre dans les hôtels.

Des dizaines de personnes, dont de nombreux étudiants, y étaient présents lors de l’attentat de l’attentat au moment de la rupture quotidienne du jeûne du ramadan.

L’attentat a eu lieu au lendemain du début du retrait des soldats de l’OTAN. Après 20 ans de présence en Afghanistan, un pays toujours en proie aux violences, l’OTAN a en effet commencé jeudi le retrait des contingents de sa mission sur place.

Les Alliés avaient décidé à la mi-avril de commencer le retrait de leurs contingents d’ici au 1er mai.

Le président américain Joe Biden a estimé que l’objectif de la mission avait été «rempli» et a prévu la fin du retrait des troupes américaines pour le 11 septembre, une date symbole, car les Américains et l’OTAN sont intervenus contre Al-Qaïda en Afghanistan après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Les talibans multiplient les attaques meurtrières contre des policiers et des militaires afghans depuis l’annonce de la fin de la mission de l’OTAN.

De nombreux analystes considèrent que le départ des forces de l’Alliance pourrait plonger l’Afghanistan dans une nouvelle guerre civile ou permettre le retour au pouvoir des talibans, qui en avaient été chassés fin 2001.

*Avec AFP et Tolo News