Washington et Moscou continuent à discuter d’un futur sommet Biden-Poutine

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Washington et Moscou ont discuté de la possibilité d’organiser un premier sommet entre les présidents américain et russe et vont «continuer» à en discuter, a fait savoir la Maison-Blanche dans une déclaration de la porte-parole du Conseil de sécurité national américain (NSC) Emily Horne, évoquant l’appel du conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan avec Nikolay Patrushev, secrétaire du Conseil de sécurité russe.

La semaine dernière, le président Biden a proposé à son homologue, lors d’un entretien téléphonique, de se rencontrer cet été dans un pays tiers pour un sommet «dans les prochains mois» visant à stabiliser les relations entre les deux puissances rivales, estimant qu’une rencontre est «cruciale» pour «stopper» l’«escalade» avant qu’elle ne «dégénère».

La Finlande et l’Autriche se sont notamment dites prêtes à accueillir pareille rencontre.

Moscou a tout de suite manifesté son intérêt pour cette offre, qui a toutefois été parasitée par des sanctions et contre-sanctions échangées par les deux pays, également la semaine dernière.

Le Kremlin a dès le lendemain de la proposition jugé positif vendredi que le président américain souhaite, comme Vladimir Poutine, le dialogue, Joe Biden ayant appelé la veille à la «désescalade».

«Le président Poutine a (le premier) parlé de la nécessité de normaliser les relations et d’une désescalade. Il en parle de manière consistante», a dit le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. «C’est donc positif que les points de vue des deux chefs d’État coïncident», a ajouté le porte-parole.

Lors de son entretien aujourd’hui par téléphone avec le secrétaire général du Conseil de sécurité russe, le conseiller de Joe Biden, « un certain nombre de sujets liés aux relations bilatérales et aux questions régionales et mondiales », dont le détail n’a pas été donné, ont été évoqués, a dit la Maison-Blanche, ajoutant que les deux hommes avaient « évoqué la perspective d’un sommet présidentiel entre les États-Unis et la Russie» et avaient «décidé de rester en contact» à cet égard.

«National Security Advisor Jake Sullivan spoke by phone today with Nikolay Patrushev, Secretary of the Russian Security Council. The two discussed a number of issues in the bilateral relationship, as well as regional and global matters of concern. Mr. Sullivan and Secretary Patrushev also discussed the prospect of a presidential summit between the United States and Russia and agreed to continue to stay in touch.», (Source/Maison-Blanche)

Le Conseil de sécurité russe a de son côté indiqué que les «préparatifs de la réunion» ont été évoqués, tout comme «l’importance du lancement rapide d’un mécanisme bilatéral de stabilité stratégique», les développements autour du programme nucléaire iranien et le «problème nucléaire sur la péninsule coréenne».

«La partie russe a souligné l’inadmissibilité de l’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures de la Russie et ses alliés», ajoute le communiqué de Moscou.

En attendant, Vladimir Poutine participera jeudi par visioconférence au sommet mondial virtuel organisé par Joe Biden sur le climat, a annoncé lundi le Kremlin.

«Vladimir Poutine présentera les approches de la Russie dans le contexte de l’établissement d’une large coopération internationale visant à surmonter les conséquences négatives du changement climatique mondial», indique un communiqué du Kremlin.communiqué.

En outre, Vladimir Poutine et Joe Biden, lors d’une conversation téléphonique ont évoqué une tentative de coup d’État en Biélorussie , a confirmé l’attaché de presse du président russe Dmitri Peskov  selon ce que rapporte l’agence officielle russe Ria-Novosti.

Quant au sommet avec Vladimir Poutine voulu par Joe Biden, si rien n’est encore tranché, les tractations se poursuivent malgré, et peut-être même en raison de la montée des tensions entre Moscou et l’Occident, qui s’affrontent dans plusieurs dossiers internationaux, notamment à propos de l’Ukraine et dans l’affaire de l’opposant russe emprisonné Alexeï Navalny et qui rendent cette rencontre plus nécessaire que jamais.