Cour pénale internationale: Caracas qualifie de «farce» la procédure contre le régime du président Maduro

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La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez le 7 mai 2021(Twitter/@ViceVenezuela)
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La vice-présidente du Venezuela a qualifié vendredi de «farce» la procédure de la Cour pénale internationale (CPI) qui enquête sur de possibles crimes contre l’humanité commis par le régime du président Nicolas Maduro.

«C’est une grande farce. Un cas créé artificiellement. L’État vénézuélien défendait la paix et la tranquillité de notre peuple face à des manifestations extrêmement violentes», a déclaré Delcy Rodriguez lors d’une conférence de presse au palais présidentiel.

La CPI a ouvert en 2018 une enquête pour de possibles crimes contre l’humanité du régime du président Maduro, notamment après la vague de manifestations de 2017 et pendant laquelle une centaine de personnes ont trouvé la mort.  

La vice-présidente présentait le rapport envoyé par Caracas au procureur à La Haye censé rejeter toutes les accusations.

«Nous avons démonté [les accusations] cas par cas, en nous basant sur la réalité des faits», a-t-elle assuré en présentant le rapport réalisé, selon elle, par des «experts indépendants».  

Elle a accusé les réseaux sociaux d’être à l’origine de la procédure et du «lynchage» du régime.

Mme Rodriguez a aussi indiqué que les forces de l’ordre étaient intervenues «avec l’interdiction d’utiliser des armes à feu».  

«Le président Maduro avait été clair : le respect de la vie humaine, des droits de l’Homme avant tout», a-t-elle promis.  

L’ex-procureure générale du Venezuela Luisa Ortega avait pressé en 2018 la CPI d’ouvrir une enquête sur des meurtres et des tortures présumés, accusant le président «Maduro et son gouvernement» de «crimes» et «d’attaques systématiques et généralisées contre la population civile».

Les forces de l’ordre du Venezuela auraient fait subir à des manifestants, des opposants politiques ou perçus comme tels, de graves sévices et de mauvais traitements pendant leur détention, avait dit l’ancienne procureure de la CPI Fatou Bensouda, soulignant aussi que «des groupes de manifestants auraient également eu recours à la violence, faisant des morts et des blessés».

La semaine dernière, le procureur vénézuélien Tarek William Saab a annoncé l’inculpation de 12 membres de la Garde nationale pour la mort d’un jeune de 20 ans tué par le tir d’une grenade lacrymogène. À l’époque, les autorités avaient attribué sa mort aux manifestants.  

*Avec AFP