Des élections régionales et municipales au Venezuela en novembre, annonce le Conseil national électoral dominé par le pouvoir

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Pedro Calzadilla, du Conseil national électoral (CNE), annonce que les élections régionales (gouverneurs et législateurs des États) et municipales (maires et conseillers) auront lieu le 21 novembre 2021, après l'examen du calendrier proposé, approuvé à l'unanimité. (CNE)
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Les élections régionales et municipales au Venezuela se tiendront le 21 novembre, a annoncé jeudi le Conseil national électoral (CNE) alors que pouvoir et opposition ont multiplié ces derniers jours des déclarations sur une reprise du dialogue au point mort depuis août 2019.

Pedro Calzadilla, président du Conseil national électoral (CNE), a annoncé hier soir que les élections régionales (gouverneurs et législateurs des États) et municipales (maires et conseillers) auront lieu le 21 novembre 2021, après l’examen du calendrier proposé, approuvé à l’unanimité.

Parmi les décisions approuvées à l’unanimité par le CNE, il y a la tenue d’une journée spéciale pour l’enregistrement et la mise à jour des données dans le registre électoral qui commence le 1er. Juin et se terminera le 15 juillet.

Ces élections seront les premières depuis les législatives de 2020 et la présidentielle de 2018 qui avait vu la réélection du président Nicolas Maduro en 2018. Ces deux scrutins avaient été boycottés par l’opposition.  

Le président du CNE a aussi indiqué que dans les prochains jours, le calendrier électoral sera publié sur le site Web de l’institution.

Pour les élections régionales et municipales, 16 audits au total seront effectués sur le système de vote automatisé, auquel participeront des techniciens d’organisations à des fins politiques et des experts électoraux internationaux.

Ainsi, de déclarer Pedro Calzadilla, le Conseil national électoral (CNE) «garantira la transparence et la sécurité du vote à ces élections régionales et municipales de 2021, conformément à la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela».

Le leader de l’opposition Juan Guaidó, reconnu comme président par intérim par une partie de la communauté internationale (58 pays, dont les États-Unis), avait proposé mardi au pouvoir de négocier la levée des sanctions contre notamment «un calendrier pour des élections libres et justes», réclamant «un accord de salut national».  

Mercredi, le président Nicolas Maduro s’était dit pour sa part «prêt à se réunir avec toute l’opposition» avec une «médiation internationale».

L’annonce de la date de l’élection vient une semaine après la mise en place du nouveau CNE par l’Assemblée nationale, où le pouvoir dispose de 256 sièges sur 277. Juan Guaidó a dit ne pas reconnaître ce Conseil, dont 3 des 5 membres sont favorables au pouvoir.

En principe, le CNE doit organiser tous les scrutins pour les sept prochaines années, notamment ces régionales couplées à des municipales.

Le Venezuela, qui traverse une grave crise, doit faire face aux sanctions économiques imposées notamment par les États-Unis qui cherchent à évincer Nicolas Maduro du pouvoir.  

Les pourparlers entre le pouvoir et l’opposition représentée par M. Guaidó avec la Norvège comme médiateur avaient été suspendus en août 2019 après l’annonce du durcissement des sanctions américaines.

Le pouvoir négocie depuis régulièrement avec d’autres secteurs de l’opposition et notamment avec Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle.

Le président Maduro avait d’ailleurs appelé mardi M. Guaidó à rejoindre des négociations : «Le CNE est né d’un grand dialogue avec tous les secteurs de l’opposition, tous les secteurs sauf un ! Le secteur extrémiste, putschiste, qui a facilité les coups, les sanctions, les attaques […] S’il [Guaidó] veut intégrer les dialogues en cours, bienvenue ! Mais qu’il ne se prenne pas pour le chef, le leader suprême d’un pays qui ne le reconnaît pas».

*Avec AFP