Encore trois roquettes tirées sur une base abritant des Américains en Irak

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Le système de contre-roquettes, d'artillerie et de mortier C-RAM déployé pour protéger les forces américaines en Irak. (Interesting Engineering)
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Trois roquettes ont été tirées lundi soir sur la base aérienne Balad, abritant des soldats américains, dans le gouvernorat de Salah al Din au nord de Bagdad, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Il s’agit de la deuxième attaque de ce type en moins de 24 heures, alors que deux roquettes ont visé dimanche soir l’aéroport de Bagdad où sont également postés des soldats américains déployés dans le cadre de la coalition contre le groupe État islamique (EI).

L’un des projectiles a été intercepté par le système de contre-roquettes, d’artillerie et de mortier C-RAM déployé pour protéger les forces américaines en Irak, a déclaré une source sécuritaire à l’agence de presse. Il n’y a pas eu de revendication immédiate de responsabilité pour l’attaque.

Les responsables de la sécurité ont déclaré que les roquettes avaient été lancées depuis une zone proche de l’aéroport.

Washington blâme régulièrement les factions irakiennes liées à l’Iran pour de telles attaques contre ses troupes et ses diplomates.

Téhéran et Washington sont tous deux présents en Irak depuis 2003 et 2 500 soldats américains y sont toujours déployés, même si Washington s’est entendu avec Bagdad début avril sur le retrait des dernières troupes combattantes américaines en Irak, déployées pour combattre les extrémistes du groupe État islamique.

Les deux pays «ont confirmé que la mission des États-Unis et des forces de la Coalition s’est désormais transformée en (une mission) de formation et tâches de conseil, permettant ainsi le redéploiement de toute force combattante restante en Irak, le calendrier devant être établi lors de discussions techniques à venir»,

la base aérienne Balad Airbase abritant des soldats américains, dans le gouvernorat de Salah al Din au nord de Bagdad

Mais les forces américaines en Irak ont continué à être quasi quotidiennement la cible de tirs de roquettes attribués à des groupes paramilitaires chiites liés à Téhéran.

La semaine dernière, trois roquettes se sont écrasées dans le secteur de la base de l’aéroport de Bagdad occupé par les troupes irakiennes, blessant un soldat.

Près de 30 attaques à la roquette ou à la bombe ont ciblé les intérêts américains en Irak – y compris les troupes, l’ambassade ou les convois de ravitaillement irakiens aux forces étrangères – depuis que le président américain Joe Biden a pris ses fonctions en janvier.

Deux entrepreneurs étrangers, un entrepreneur irakien et huit civils irakiens ont été tués dans les raids.

Les opérations sont parfois revendiquées par des groupes obscurs qui, selon les experts servent d’écrans pour les organisations soutenues par l’Iran présentes depuis longtemps en Irak.

Ces attaques surviennent à un moment sensible alors que l’Iran est engagé dans des pourparlers avec les puissances mondiales visant à ramener les États-Unis dans l’accord nucléaire de 2015.

L’Irak pour sa part se retrouve coincé entre son voisin oriental, l’Iran et l’Arabie saoudite au sud, allié des Américains dans la guerre par procuration que se livrent Téhéran, Ryad et Washington.

*Avec AFP