Le Canada prendra part au projet de l’Union européenne visant à améliorer la mobilité militaire

0
330
Temps de lecture estimé : 4 minutes

Aujourd’hui, le 6 mai, le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, composé de ministres de la Défense, a pris une décision positive sur les demandes des États-Unis, du Canada et de la Norvège de participer au projet PESCO Military Mobility, ont annoncé par voie de communiqué les Pays-bas qui dirigent le projet.

«L’admission de ces trois partenaires clés de l’UE et alliés de l’OTAN au projet de l’UE est d’une grande importance pour le lien transatlantique et contribuera davantage à renforcer la coopération UE-OTAN dans ce domaine. Les trois pays apporteront une expertise et un savoir-faire inestimables au projet en ce qui concerne le déploiement des troupes et les activités des pays hôtes et de transit.», souligne le communiqué néerlandais.

Le projet PESCO sur la mobilité militaire a été lancé au début de 2018, pour fonctionner comme un forum pour l’alignement des actions entreprises au niveau national, ainsi que pour aligner ces actions sur les efforts à l’échelle de l’UE.

Le projet de mobilité militaire appuie l’engagement des États membres de l’UE à simplifier et à uniformiser les procédures relatives au transport militaire transfrontalier. Son but est de permettre le mouvement libre du personnel et du matériel militaires à l’intérieur des frontières de l’UE ainsi que l’échange des pratiques exemplaires.

Dans ce projet, 24 États membres de l’UE synchronisent les actions nationales, partagent les meilleures pratiques et discutent de nouvelles voies pour des progrès pratiques en matière de mobilité militaire. Ce projet fait partie d’un ensemble plus large d’initiatives visant à améliorer la mobilité militaire, à la fois au sein de l’UE, de l’OTAN et surtout au niveau national. La plateforme stratégique offerte par le projet permet aux capitales de rester en contact étroit les unes avec les autres et de se coordonner sur les questions liées à la mobilité militaire.

C’est la première fois, depuis le lancement de la coopération structurée permanente (CSP) en décembre 2017, que des États non membres de l’UE rejoignent un projet CSP. Cette possibilité a été établie par une décision du Conseil en novembre 2020.

De son côté, le ministère canadien de la Défense a dans un communiqué salué la décision du Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne. «Nous sommes heureux de l’annonce faite aujourd’hui par le Conseil de l’Union européenne (UE) que le Canada – avec la Norvège et les États‑Unis – sera invité à participer au projet de la Coopération structurée permanente (PESCO) sur la mobilité militaire, qui se déroule sous la direction des Pays‑Bas.»

Étant donné les déploiements canadiens actuels et l’engagement de longue date de notre pays envers la sécurité européenne, une mobilité militaire rapide et efficace sur tout le continent européen est importante pour le Canada, déclare le communiqué de la Défense canadienne, expliquant que dans le contexte de sécurité incertain d’aujourd’hui, il est essentiel de renforcer le lien transatlantique et le continent européen par la capacité de déployer et de déplacer des forces rapidement et efficacement, et ce projet répond directement à ce besoin.

«En participant au projet, le Canada mettra à contribution son expertise et son expérience inestimables, en plus d’améliorer ses propres procédures et connaissances en matière de mobilité militaire et de favoriser l’interopérabilité au sein de l’Europe, ce qui lui permettra de s’assurer que ses exigences de planification militaire sont conformes aux procédures et à l’infrastructure de transport changeantes européennes.»

Dans le cadre du projet, le Canada collaborera avec ses partenaires pour coordonner les pratiques exemplaires et l’expertise, notamment en participant à des réunions d’experts, poursuit l Défense canadienne.

«Ce projet de la PESCO représente une excellente occasion de renforcer la coopération et l’échange d’expertise afin d’améliorer l’interopérabilité entre le Canada et ses alliés de l’UE et de l’OTAN. Il nous aidera à relever non seulement les défis d’aujourd’hui, mais aussi ceux auxquels nous pouvons nous attendre à l’avenir, tant en notre qualité de pays ami de l’UE qu’allié de l’OTAN.»

« À titre de pays allié de l’OTAN et partenaire de longue date avec l’Europe sur le plan de la sécurité, nous croyons que la mise au point de capacités de défense cohérentes, complémentaires et interopérables est essentielle dans nos efforts communs pour rendre la zone euro-atlantique plus sûre. Ce projet renforcera concrètement la collaboration du Canada avec l’UE et d’autres alliés clés, et il aidera à faire progresser les priorités et les intérêts canadiens et transatlantiques relatifs au domaine de la sécurité.», déclare le ministre canadien de la Défense nationale, Harjit Sajjan.

Et «En tant que dirigeants de ce projet, nous étions impatients de franchir cette étape et nous avons travaillé avec acharnement pour y arriver. Nous sommes très heureux que trois importants pays de l’OTAN – dont le Canada – se joignent aujourd’hui à ce projet de l’UE. Nous continuerons d’œuvrer ensemble à accroître la mobilité militaire au cours des prochaines années dans le cadre de ce projet.», déclare son homologue des Pays-Bas, Ank Bijleveld.

Faits en bref

  • Le 5 novembre 2020, le Conseil de l’UE a pris une décision qui a établi les lignes directrices concernant la participation de pays tiers aux éléments axés sur les projets de la PESCO, une importante initiative de l’UE sur la coopération en matière de défense lancée en 2017.
  • Actuellement, on dénombre 47 projets approuvés par la PESCO, qui touchent notamment les secteurs terrestre, maritime, aérien et cybernétique, ainsi que l’entraînement et les éléments habilitants interarmées.
  • Le projet de mobilité militaire de la PESCO est le plus grand des 47 projets en cours, puisqu’il comprend chacun des 25 États membres de l’UE qui participent à la PESCO.

Voir PESCO PROJECTS MILITARY MOBILITY >>

Voir Au sujet de la PESCO >>