Navires de combat canadiens: Ottawa a approuvé l’achat du système de combat américain AEGIS et de radars SPY-7

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Illustration d'une frégate britannique de type 26. (BAE Systems)
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Le Canada a approuvé l’achat pour les 15 nouveaux navires de guerre de la Marine royale canadienne, basés sur la frégate de type 26 de conception britannique qui seront construits par Irving et remplaceront les frégates et les destroyers canadiens, du système de combat américain AEGIS, de radars SPY-7 et de l’équipement connexe au coût de 2,2 milliards $ CAD, rapporte ce matin l’Ottawa Citizen sous la plume de David Pugliese.

En tout, avec le système radar et d’autres équipements, la nouvelle flotte canadienne de navires de combat devrait coûter environ 77 milliards $ CAD, écrit le journaliste spécialisé en matière de défense.

Le système d’arme Aegis est un système centralisé, automatisé, de commande et de contrôle et de contrôle des armes qui a été conçu comme un système d’armes complet, de la détection à la mise à mort. La technologie de radar SPY-7 est à la base du système Aegis.

Selon son fabricant, Lockheed Martin, le SPY-7 est le radar qui répond le mieux aux besoins suivants (et à d’autres encore).Il offre une défense antimissiles balistiques grâce à son système de radar adaptable dans le cadre des programmes Aegis à bord des navires et peut détecter, suivre, et affronter les menaces de missiles balistiques, y compris les menaces simultanées de missiles. La Marine royale canadienne utilisera le SPY-7 dans le cadre de son programme de Navire de combat canadien (NCC). Avec ce programme, le Canada détiendra la plus grande flotte Aegis après les États-Unis. La variante du radar SPY-7 du Canada permettra au navire de combat canadien d’effectuer des missions maritimes d’envergure au cours des prochaines décennies, affirme Lockheed.

Aegis Weapon System

Ce n’est pas le gouvernement canadien qui l’annonce de l’acquisition proposée, mais le département d’État américain, qui doit approuver bientôt l’accord, qui a publié les informations, mentionne également Pugliese.

L’entrepreneur principal sera Lockheed Martin Rotary et Mission Systems de Moorestown, NJ. «Il existe un nombre important d’autres entreprises sous contrat avec la marine américaine qui fourniront des composants, des systèmes et des services d’ingénierie pendant l’exécution de cet effort», a souligné le gouvernement américain dans son avis.

Avec une acquisition aussi importante, les entreprises canadiennes ont généralement la garantie de travailler sur le projet ou de recevoir d’autres contrats dans le cadre d’un avantage industriel ou d’un ensemble de compensation, souligne le journaliste. Dans ce cas, le gouvernement canadien n’a pas stipulé que cela se produirait, bien qu’il puisse y avoir de tels arrangements futurs. «Bien que l’acheteur demande généralement des compensations, tout accord de compensation sera défini dans les négociations futures entre l’acheteur et le ou les entrepreneurs», a indiqué le gouvernement américain dans sa déclaration.

En novembre, les États-Unis ont annoncé que le gouvernement canadien dépenserait environ 650 millions de dollars pour acheter de nouveaux missiles et lanceurs aux États-Unis pour les navires de combat canadiens. Le Canada achètera 100 missiles Standard Missile 2 Block IIIC et 100 systèmes de lancement vertical MK 13, selon le gouvernement américain. Les fabricants en seront Raytheon Missiles and Defense of Tucson, Arizona.

Le projet des navires de combat canadiens est le projet de marché le plus important et le plus complexe jamais entrepris par le gouvernement du Canada. Les navires obtenus formeront l’épine dorsale de notre Marine royale canadienne, ainsi que le cœur de la force de frappe navale de surface du Canada pour les décennies à venir, mais aujourd’hui, certaines entreprises de défense canadiennes, écrit Pugliese, craignent de plus en plus que le projet du navire de combat canadien ne tiennent pas ses promesses de créer des emplois au pays.