Seaspan et Davie choisis pour construire deux nouveaux brise-glaces polaires pour renforcer la présence du Canada dans l’Arctique

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Le chantier maritime Davie à Lévis, sur la Rive-sud de Qiébec, a déjà été le plus important chantier naval du pays (Archives/Pierre-Olivier Fortin/WikiCommons)
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Aujourd’hui, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Bernadette Jordan, accompagnée du lieutenant du Québec et leader du gouvernement à la Chambre des communes, l’honorable Pablo Rodriguez, et du ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson, a annoncé que le gouvernement du Canada va aller de l’avant avec la construction de deux brise-glaces polaires dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN).

Le Canada est bordé de trois océans et possède le plus long littoral au monde. L’économie bleue de notre pays dépend d’une solide flotte de la Garde côtière, pour assurer la sécurité des navigateurs, pour protéger nos côtes et nos voies navigables, et pour fournir des biens commerciaux et d’autres services essentiels aux Canadiens.

La croissance récente du transport maritime commercial, les graves répercussions des changements climatiques et l’augmentation de l’activité dans l’Arctique ont mis en évidence la nécessité pour le Canada de renouveler sa flotte de la Garde côtière.

Les deux nouveaux brise-glaces polaires seront dotés de compétences et de capacités qui dépassent celles de l’actuel plus grand brise-glace du Canada, le NGCC Louis S. St-Laurent, et seront tous deux construits par des chantiers navals canadiens. Selon les premières estimations, la construction de ces navires créera environ 300 emplois par navire dans les chantiers navals, et 2 500 emplois dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement maritime. La construction de ces nouveaux navires s’ajoute aux contrats d’une valeur de 17,49 milliards de dollars déjà accordés à des chantiers navals, petits et grands, dans l’ensemble du Canada dans le cadre de la SNCN, et qui ont entraîné la revitalisation de l’industrie canadienne de la construction navale et la création de milliers d’emplois déjà.

Le chantier naval de Seaspan, à Vancouver, en Colombie-Britannique, qui a prouvé sa capacité de construction navale avec l’achèvement de sa première classe de grands navires dans le cadre de la SNCN, construira l’un des deux brise-glaces polaires. Le second brise-glace polaire sera construit par Chantier Davie, de Lévis, au Québec, en attendant l’achèvement réussi du processus de sélection en cours en tant que troisième partenaire stratégique pour la construction de grands navires dans le cadre de la SNCN. On s’attend à ce que les deux chantiers navals soient secondés par de nombreuses petites et moyennes entreprises canadiennes partout au pays, ce qui fera en sorte que la construction de ces navires s’avèrera un effort historique à l’échelle du pays pour aider à stimuler la reprise économique au Canada à la suite de la COVID-19.

Cette approche d’approvisionnement permettra de s’assurer qu’au moins un brise-glace polaire sera livré d’ici 2030 ─ l’année de la mise hors service du NGCC Louis S. St-Laurent. La date précise de la livraison des brise-glaces sera déterminée une fois que les ententes avec les chantiers navals seront en place.

Grâce à leurs capacités accrues, ces brise-glaces polaires, plus grands et plus puissants, permettront à la Garde côtière de mener des opérations tout au long de l’année dans l’Arctique canadien. Leur plus grande endurance assurera qu’ils peuvent effectuer leurs opérations à des latitudes plus élevées pendant de plus longues périodes, et permettra à la flotte de mieux soutenir les peuples autochtones et les habitants du Nord, de renforcer la souveraineté dans l’Arctique, de faire progresser les sciences de l’Extrême-Arctique, et de mieux répondre aux urgences maritimes.

L’annonce d’aujourd’hui représente un grand pas en avant pour garantir que la Garde côtière canadienne dispose de l’équipement dont elle a besoin. Elle aura également des répercussions durables sur l’industrie maritime canadienne, ses travailleurs et leurs fournisseurs. Grâce à leur construction et à leur service, les brise-glaces polaires contribueront à faire croître l’économie bleue du Canada, et créeront plus d’opportunités au sein de nos collectivités côtières. Ils renforceront notre Garde côtière à long terme, et veilleront à ce que des services maritimes indispensables et des plateformes scientifiques soient disponibles toute l’année dans les eaux arctiques.

Citations

« Les nouveaux brise-glaces polaires vont révolutionner l’industrie maritime canadienne, tant dans leur construction que dans la différence que fera une présence plus forte dans l’Arctique. Construits par des chantiers navals canadiens, ces navires permettront à la Garde côtière d’effectuer des missions scientifiques, des missions d’approvisionnement, et d’autres missions essentielles dans notre région arctique tout au long de l’année. Dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, nous donnerons des emplois à des milliers de Canadiens pour construire une flotte qui servira ces communautés pendant des décennies. » L’honorable Bernadette Jordan, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne « Nous positionnons le Canada pour l’avenir en faisant des investissements aujourd’hui pour bâtir une économie plus concurrentielle. Cela comprend des investissements pour soutenir la construction nationale de deux nouveaux brise-glaces polaires. La Politique des retombées industrielles et technologiques s’appliquera à ces investissements en vue de renforcer l’industrie canadienne de la construction navale, et de créer de bons emplois de qualité pour les Canadiens partout au pays. », François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie

“Le savoir-faire et l’expertise des travailleurs des chantiers maritimes dans la région de Québec n’est plus à démontrer. En planifiant la commande d’un brise-glace polaire, on confirme notre confiance en eux et soutient des centaines d’emplois sur le chantier et dans toute la chaîne d’approvisionnement dans nos régions. On est là pour appuyer la relance économique et pour créer des bons emplois pour les familles de la Capitale-Nationale, de Chaudières-Appalaches et de toutes les régions du Québec. », Pablo Rodriguez, lieutenant du Québec et leader du gouvernement à la Chambre des communes

« C’est une bonne journée pour North Vancouver, pour Vancouver, pour la Colombie-Britannique et c’est une bonne journée pour le Canada. Deux brise-glaces polaires donneront au Canada une présence toute l’année dans l’Arctique pour aider à protéger les marins, à protéger nos milieux marins, à assurer le déplacement sécuritaire et efficace des navires et à protéger nos frontières. Parallèlement, nous continuons de bâtir une industrie nationale florissante de la construction navale, de créer des milliers d’emplois et de générer de la croissance économique et de la prospérité dans les collectivités de la Colombie-Britannique et du Canada. », Jonathan Wilkinson, ministre de l’Environnement et du Changement climatique

« L’annonce d’aujourd’hui démontre de nouveau le succès de la Stratégie nationale de construction navale à réunir l’ensemble de l’industrie maritime canadienne pour renforcer et renouveler nos flottes fédérales. Nous sommes honorés de continuer d’appuyer la livraison de navires modernes, sécuritaires, et efficaces aux membres de la Garde côtière canadienne, tout en créant des emplois et en remettant sur pied l’industrie de la construction navale de notre pays. Grâce à la Stratégie nationale de construction navale, ces navires seront construits chez nous, et appuieront nos collectivités d’un océan à l’autre. », Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement

« Cet investissement majeur consenti aux termes de la Stratégie nationale de construction navale marque une étape importante dans le renouvellement de la flotte de la Garde côtière et dans la nécessité d’équiper nos membres de navires modernes, sécuritaires et fiables, pour qu’ils puissent continuer d’offrir des services indispensables d’un océan à l’autre. Nous nous réjouissons à l’ajout de deux nouveaux brise-glaces polaires à notre flotte, ce qui prolongera les opérations sur l’eau en Arctique de la Garde côtière tout au long de l’année. », Mario Pelletier, commissaire de la Garde côtière canadienne 

Faits en bref

  • La Garde côtière canadienne compte actuellement 18 brise-glaces de tailles et de capacités différentes, ce qui en fait la deuxième plus grande flotte de brise-glaces au monde. Le plus important est le NGCC Louis S. St-Laurent, qui continuera ses opérations au cours de la prochaine décennie.
  • En 2019, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement pour renouveler la flotte de la Garde côtière canadienne, avec un financement de 15,7 milliards de dollars visant jusqu’à 18 nouveaux grands navires, un financement supplémentaire visant jusqu’à six brise-glaces de programme, ainsi que des investissements de plus de 2 milliards de dollars dans la prolongation de la durée de vie utile des navires, le radoub, et les travaux d’entretien de la flotte existante.
  • La Stratégie nationale de construction navale du gouvernement du Canada est un programme à long terme de plusieurs milliards de dollars axé sur le renouvellement des flottes de la Garde côtière canadienne et de la Marine royale canadienne, en vue de s’assurer que les organismes maritimes du Canada ont les navires modernes nécessaires pour remplir leurs missions, tout en revitalisant l’industrie maritime canadienne, en créant de bons emplois pour la classe moyenne, et en optimisant les avantages économiques partout au pays.
  • À ce jour, trois navires hauturiers de sciences halieutiques (NHSH) et 18 petits navires ont été livrés à la Garde côtière canadienne dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale ainsi que deux brise-glaces provisoires de taille moyenne réaménagés.
  • En 2019, le gouvernement du Canada a annoncé son intention d’ajouter un troisième chantier naval canadien en tant que partenaire dans le cadre de la SNCN, et a lancé le processus concurrentiel de sélection du nouveau chantier naval.
  • À la suite d’une invitation à se qualifier, Chantier Davie de Lévis, au Québec, est le seul chantier naval qui s’est pré-qualifié pour devenir le troisième partenaire stratégique dans le cadre de la Stratégie. Chantier Davie est passé à l’étape suivante du processus de sélection, soit la demande de propositions et l’étape de l’évaluation. Sous réserve du succès du processus de qualification, le gouvernement du Canada entamera ensuite des négociations en vue d’un accord-cadre qui devrait être en place à l’automne 2021.
  • Sous réserve de l’achèvement réussi du processus de qualification par Chantier Davie, le gouvernement du Canada entamera ensuite des négociations en vue d’une entente-cadre qui devrait être en place à la fin de 2021.

Voir aussi: Brise-glaces polaires et Stratégie nationale de construction navale >>