Un drone attaque la base irakienne d’Aïn al-Assad qui abrite des troupes américaines

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Photo aérienne de la base aérienne d'Ain al-Assad dans l'ouest du désert d'Anbar, en Irak, en décembre 2019.(Archives/Press TV)
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Vers 2 h 20 (heure d’Irak) ce samedi 8 mai, un drone a ciblé la base aérienne d’Aïn al-Assad dans le gouvernorat d’Al Anbar, située à environ 180 km (112 miles) au nord-ouest de Bagdad, endommageant un hangar de l’installation.

Aucune victime n’a été signalée et l’attaque n’a pas été revendiquée.

L’incident fait suite à une attaque à la roquette visant la même installation le 4 mai. D’autres attaques visant des installations militaires ou d’autres installations ne peuvent être exclues.

Les États-Unis ont blâmé les milices soutenues par l’Iran pour les attaques précédentes, dont la plupart étaient toutefois des attaques à la roquette visant la présence américaine à Bagdad et des bases militaires à travers l’Irak.

Les frappes de drones sont par contre moins fréquentes. À la mi-avril, un drone chargé d’explosifs a toutefois ciblé la section militaire de l’aéroport international d’Erbil, dans la région kurde du nord de l’Irak, sans faire de victimes ni de dégâts. La base héberge également troupes des États-Unis et de la coalition.

Les attaques sont de plus en plus fréquentes depuis qu’une frappe de drone dirigée par les États-Unis a tué le général iranien Qassem Soleimani près de l’aéroport de Bagdad l’année dernière. Le chef de la milice irakienne Abu Mahdi al-Muhandis a également été tué dans cette attaque.


La frappe a suscité la colère des législateurs irakiens, pour la plupart chiites, et a incité le parlement à adopter une résolution non contraignante pour faire pression sur le gouvernement irakien pour qu’il évince les troupes étrangères du pays.

L’administration Biden a pour sa part résumé les discussions stratégiques avec Bagdad, initiées sous le président Donald Trump, dans lesquelles l’avenir de la présence de troupes américaines en Irak est un point central de discussion.