Un officier des Marines arrêté pour avoir participé à l’assaut du Capitole du 6 janvier

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L’acte d'accusation contre le major des Marines Christopher Warnagiris contient plusieurs captures d'écran vidéo de l’accusé. (US Department of Justice)
Temps de lecture estimé : 3 minutes

Un officier du corps des Marines en service actif a été arrêté jeudi et inculpé pour avoir participé à l’assaut sur le Capitole le 6 janvier, a annoncé le ministère américain de la Justice.

Il a notamment été inculpé pour «agression, résistance et entrave au travail des forces de l’ordre».

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WARNAGIRIS, Christopher

Charge(s): 

Assaulting, Resisting or Impeding Certain Officers or Employees

Obstruction of Law Enforcement During Civil Disorder

Obstruction of Justice/Congress

Knowingly Entering or Remaining in any Restricted Building or Grounds without Lawful Authority

Violent Entry and Disorderly Conduct on Capitol Grounds

Location of Arrest: 

VIRGINIA

Case Status: 

Warnagiris was arrested 5/13 and made his initial appearance in court the same afternoon.

(Source: The United States Attorney’s Office for the District of Columbia)

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Le commandant Christopher Warnagiris, 40 ans, est le premier militaire d’active poursuivi pour cette attaque menée par des partisans de Donald Trump au moment où le Congrès certifiait la victoire de son rival Joe Biden à la présidentielle.

Le ministère de la Justice a déclaré jeudi qu’il avait arrêté quelque 440 personnes, dont quatre réservistes ou membres de la Garde nationale et une quarantaine de soldats à la retraite, pour des accusations liées à l’attaque du 6 janvier. Plus de 125 de ces personnes ont été accusées d’agression ou d’entrave à l’application de la loi, a déclaré le ministère de la Justice.

La participation de ces militaires et ex-militaires à l’assaut, qui a suscité une onde de choc aux États-Unis, a entraîné une réflexion au sein de l’armée sur l’extrémisme dans ses rangs, un problème longtemps négligé malgré des rapports du FBI ou du ministère de la Sécurité intérieure.

Le 6 janvier, des centaines de personnes avaient semé le chaos et la violence dans le siège du pouvoir américain, juste après avoir écouté un discours incendiaire de Donald Trump sur de supposées «fraudes électorales» dont il n’a jamais apporté la preuve.

D’après des documents judiciaires, Christopher Warnagiris, un gradé en poste dans une base militaire de Virginie, a forcé les lignes policières pour s’introduire dans le bâtiment et a bloqué une porte avec son corps pour permettre à d’autres protestataires de s’y engouffrer.

Selon l’acte d’accusation déposé en cour, Christopher Warnagiris a lutté avec un agent pour maintenir la porte ouverte. Il a notamment été inculpé pour «agression, résistance et entrave au travail des forces de l’ordre». (Bureau du procureur fédéral du District de Columbia)

Selon l’acte d’accusation, le major Christopher Warnagiris, de Woodbridge, en Virginie, s’est frayé un chemin à travers une file de policiers pour entrer dans le bâtiment du Capitole lors de la violente attaque qui s’est produite alors que les législateurs américains se réunissaient pour certifier officiellement la victoire électorale du président Joe Biden. Les documents de cour indiquent qu’on peut voir Warnagiris sur des images captées par les caméras de sécurité poussant dans les portes de la rotonde est tout en tirant d’autres personnes dans le bâtiment par derrière lui.

«Lorsqu’un officier de la police du Capitole des États-Unis a tenté de fermer les portes, Warnagiris a refusé et a continué à la pousser», indique l’acte d’accusation. On peut voir Warnagiris poussant l’officier dans le but de maintenir sa position dans la porte ouverte.’
Les photos montrent Warnagiris utilisant apparemment son corps pour empêcher les officiers d’essayer d’empêcher la foule derrière le Marine d’entrer dans le bâtiment. L’un des officiers, dans une interview plus tard, a déclaré que Warnagiris l’avait poussé pour tenter de garder les portes ouvertes.

À un moment, des images de la scène le montre luttant avec un agent de la police du Capitole pour maintenir la porte ouverte.

Le corps des Marines, traditionnellement la branche la plus conservatrice de l’armée américaine, a réagi à son arrestation en réaffirmant que «la haine raciale et l’extrémisme n’avaient pas de place en (ses) rangs» et étaient «contraires à (ses) valeurs».

Accusé d’«incitation à l’insurrection» par la Chambre des représentants, Donald Trump avait été acquitté par le Sénat à l’issue d’un procès mené tambour battant en février.

Warnagiris Charging Docs by Jacques Godboutbm on Scribd

*Avec AFP