La marine américaine teste le porte-avions Gerald R. Ford avec 40 000 livres d’explosifs (VIDÉO)

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Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford termine le premier test explosif programmé des essais de résistance au choc du navire complet alors qu'il croise dans l'océan Atlantique, le 18 juin 2021. (Riley McDowell/U.S. Navy)
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Des explosifs ont été utilisés pour tester le porte-avions américain USS Gerald R. Ford (CVN 78) dans l’océan Atlantique, dans le cadre de son premier test explosif.

La marine américaine procède à des tests de chocs sur ses nouveaux navires afin de vérifier qu’ils sont conformes aux exigences de leurs missions dans les conditions difficiles qu’ils pourraient rencontrer.

Il n’y a pas eu de tremblement de terre au large de la côte est de la Floride vendredi, mais la secousse qu’a mesuré le United States Geological Survey quand la Marine a déclenché des explosions à côté de son plus récent porte-avions, armé le 22 juillet 2017, a atteint 3,9 sur l’échelle de Richter.

L’USS Gerald R. Ford était stationné à environ 100 miles à l’est-nord-est de Ponce Inlet lorsque l’explosion de 40 000 livres d’explosifs (plus de 18 000 tonnes métriques) a secoué les caméras filmant l’événement, le premier de plusieurs essais de résistance au choc prévus du navire navire de tête de la classe Gerald R. Ford qui doit progressivement remplacer les unités de la classe Nimitz.

Le nouveau porte-avions passe ainsi par les dernières étapes nécessaires avant que la Marine américaine puisse autoriser son déploiement.

«Le premier porte-avions de sa classe a été conçu à l’aide de méthodes de modélisation informatique avancées, de tests et d’analyses pour garantir que le navire est capable de résister aux conditions de combat, et ces essais de choc fournissent des données utilisées pour valider la dureté du navire», explique le communiqué de la Marine sur les essais.

La Marine américaine n’a pas effectué de test comme celui-ci sur un porte-avions depuis 1987. Elle en a toutefois effectués sur d’autres navires plus petits, mais pas depuis 2016.

«Les essais de résistance au choc du Gerald R.Ford sont menés au large de la côte est des États-Unis, dans le cadre d’un calendrier étroit qui respecte les exigences d’atténuation environnementale, en respectant les schémas de migration connus de la vie marine dans la zone de test », indique la Marine américaine.

Elle n’a pas précisé combien d’essais supplémentaires elle effectuera encore, mais simplement qu’ils seront effectués au large de la côte est des États-Unis et se termineront plus tard cet été.