La relation avec le Royaume-Uni est «plus forte que jamais», déclare Biden

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La relation avec le Royaume-Uni est «plus forte que jamais», a déclaré après sa première rencontre jeudi avant le sommet des dirigeants du G7 qui s’ouvre vendredi avec premier ministre britannique Boris Johnson qui a pour sa part qualifié d’« indestructible » la relation entre le Royaume-Uni et les États-Unis.

«Il s’agit d’une relation, que vous pouvez appeler la relation profonde et significative, comme vous voulez, la relation indestructible», «c’est une relation qui dure depuis très longtemps et qui a joué un rôle important dans la paix et la prospérité en Europe et dans le monde», a déclaré Boris Johnson dans une interview diffusée vendredi matin par la BBC.

Lors de leur tête-à-tête jeudi, les deux dirigeants ont abordé «25 sujets» en détail, parmi lesquels les perturbations induites par le Brexit en Irlande du Nord.

Boris Johnson a minimisé le mécontentement de Joe Biden, fier de ses origines irlandaises, au sujet des tentatives de Londres de revenir sur le «protocole nord-irlandais», qui évite le retour d’une frontière avec l’Irlande mais perturbe les approvisionnements entre la Grande-Bretagne et la province nord-irlandaise.

Que ce soit lui, l’Union européenne, Washington, «tout le monde a un intérêt énorme à s’assurer que nous gardons la symétrie essentielle de l’accord du Vendredi saint», qui a mis fin en 1998 à trois décennies de conflit sanglant entre loyalistes, attachés à la couronne britannique, et républicains favorables à la réunification de l’île.

«Je pense qu’on peut y arriver», a assuré Boris Johnson.

Le premier ministre conservateur a également évoqué avec Joe Biden l’affaire, très suivie au Royaume-Uni, de la mort de Harry Dunn, tué dans un accident de la route causé par l’épouse d’un diplomate américain, qui était rapidement repartie aux États-Unis, invoquant l’immunité diplomatique.

Joe Biden est «activement engagé dans cette affaire», a affirmé Boris Johnson, et «a ses propres raisons personnelles de se sentir profondément concerné par cette question», pour avoir perdu sa première épouse et sa fille d’un an dans un accident de voiture en 1972.

Selon Boris Johnson, la «difficulté» réside dans les «limites à ce que l’exécutif peut faire avec […] le système judiciaire, mais les deux parties travaillent ensemble».

Angela Merkel en visite à la Maison-Blanche le 15 juillet

Par ailleurs, le président américain Joe Biden recevra la chancelière allemande Angela Merkel le 15 juillet à la Maison-Blanche, a annoncé vendredi sa porte-parole en marge du Sommet du G7 en Cornouailles.

La dirigeante allemande, qui doit quitter la chancellerie après les élections législatives de septembre, entretenait des relations notoirement difficiles avec Donald Trump.

« La visite de la chancelière Merkel mettra en valeur les liens profonds entre les États-Unis et l’Allemagne », a souligné Jen Psaki dans un communiqué, précisant que la pandémie de COVID-19 et le climat feraient partie des sujets prioritaires de la rencontre.

À ce jour, le président démocrate n’a reçu, en personne, que deux dirigeants étrangers : le premier ministre japonais Yoshihide Suga et le président sud-coréen Moon Jae-in.

Si l’Allemagne et les États-Unis entretiennent traditionnellement des relations étroites, le mandat de M. Trump avait été marqué par un refroidissement notable entre Berlin et Washington.

L’ex-président s’en était notamment pris à ce qu’il considérait comme la trop faible contribution allemande au budget de l’OTAN, mais aussi aux exportations allemandes.

Il avait annoncé en juillet, sans concertation, le redéploiement de 12 000 soldats américains stationnés en Allemagne. Ce projet a été abandonné par Joe Biden dès son arrivée au pouvoir.

*Avec AFP