Les membres du Groupe international de coordination et d’intervention pour les victimes du vol PS752 continuent de presser l’Iran

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Photo diffusée le 11 janvier 2020 par le Conseil de la défense et de la sécurité nationales Ukrainienne montrant des experts autour des débris de l'avion ukrainien abattu "par erreur" par l'Iran après son décollage de Téhéran, le 8 janvier 2020. [AFP]
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Les membres du Groupe international de coordination et d’intervention pour les victimes du vol PS752 continuent de presser l’Iran et ont remis aujourd’hui (le 3 juin 2021) un avis de leur recours contre la République islamique d’Iran en ce qui concerne l’écrasement du vol.

Le 8 janvier 2020, le vol PS752 d’Ukraine International Airlines a été abattu par un missile sol-air iranien quelques minutes après avoir décollé de Téhéran. Il y avait 55 citoyens canadiens et 30 résidents permanents parmi les 176 personnes qui sont mortes dans cette tragédie nationale.

Le Canada continue de travailler avec des partenaires internationaux afin que l’Iran soit tenu responsable de sa violation du droit international et, aujourd’hui, les membres du Groupe international de coordination et d’intervention pour les victimes du vol PS752, le Canada, l’Ukraine, la Suède, l’Afghanistan et le Royaume-Uni, ont publié une déclaration commune.

«Nous, ministres représentant le Canada, le Royaume-Uni, la Suède et l’Ukraine, avons remis aujourd’hui (le 3 juin 2021) un avis de notre recours contre la République islamique d’Iran en ce qui concerne l’écrasement du vol 752 (PS752) d’Ukraine International Airlines.

«Les actions et omissions de la République constituent des violations du droit international. Notre recours stipule que nos pays, nos ressortissants et nos résidents respectifs à bord du vol PS752 ont subi des préjudices graves et irréversibles en raison de la tragédie et que l’Iran doit s’acquitter de sa responsabilité légale d’accorder une réparation complète au groupe d’États.

«Nous avons formulé une série de demandes qui comprennent, sans s’y limiter, la reconnaissance de la faute et, un rapport complet des événements qui ont mené à l’écrasement, des excuses publiques, la restitution des biens disparus et volés appartenant aux victimes, une assurance de non-répétition dans les termes les plus concrets, la transparence des poursuites pénales conformément à l’État de droit, et une indemnisation équitable pour les dommages matériels et moraux subis par les victimes et leurs familles, indépendamment de la nationalité et d’un montant conforme à ses obligations en vertu du droit international.

«Nous demandons maintenant à l’Iran de collaborer avec nous afin de fixer une date pour entamer officiellement les négociations sur les réparations.

«Comme toujours, nous sommes solidaires des proches des victimes du vol PS752, qui continuent de pleurer leurs lourdes pertes.»