Sommet Biden/Poutine: États-Unis et Russie entameront des consultations sur la cybersécurité

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Le sommet entre le président américain Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine est maintenant terminé, a déclaré un responsable de la Maison Blanche. Suivent maintenant ensuite des conférences de presse séparées et en solo, la première conférence de presse étant celle du président russe qui a annoncé que les Etats-Unis et la Russie vont entamer des consultations sur la cybersécurité.

Les Etats-Unis et la Russie vont entamer des consultations sur la cybersécurité, a déclaré mercredi le président russe Vladimir Poutine à l’issue de son sommet avec le président américain Joe Biden, ajoutant que «Les deux parties doivent assumer certaines obligations dans ce domaine».

L’administration Biden avait insisté sur ses préoccupations en matière de cybersécurité. Ces derniers mois, des pirates informatiques basés en Russie ont lancé des attaques alarmantes contre un important oléoduc américain et un fournisseur de viande basé au Brésil qui opère aux États-Unis.

«Nous pensons que le cyberespace est extrêmement important. En général, et en particulier pour les États-Unis, et dans la même mesure pour la Russie», a déclaré Poutine en réponse à une question d’un journaliste américain.

Bien que Poutine ait reconnu que les États-Unis étaient la victime du plus grand nombre de cyberattaques, il a déclaré que la Russie était également une victime.

«Nous rencontrons cela chaque année. Par exemple, l’un des systèmes de santé d’une partie très importante de la Russie a été attaqué. Cela signifie donc que ce travail est coordonné», a déclaré Poutine. «Aux États-Unis, je ne pense pas que l’administration américaine soit particulièrement intéressée à organiser cela ou à se pencher sur la question. Ils ne font que faire des insinuations. Ce dont nous avons besoin, ce sont des consultations d’experts entre nous. Nous avons convenu qu’en principe, la Russie est préparée pour cela».

Par ailleurs, Les ambassadeurs américain et russe retourneront à leurs postes diplomatiques et prendront leurs fonctions, a indiqué le président russe. L’ambassadeur de Russie aux États-Unis, Anatoly Antonov, avait été rappelé de Washington il y a environ trois mois après que Biden ait qualifié Poutine de tueur et l’ambassadeur des États-Unis en Russie, John Sullivan, avait quitté Moscou il y a près de deux mois, après que la Russie lui a ‘suggéré’ de retourner à Washington pour des consultations.

La question de savoir quand cela se produirait est «une question purement technique», a-t-il ajouté.

Sur l’épineuse question de l’opposant russe emprisonné Poutine a déclaré qu’Alexey Navalny était rentré en Russie afin d’être détenu, sachant qu’il avait enfreint la loi – refusant en outre à nouveau de prononcer le nom du militant de l’opposition à haute voix. «Cet homme savait qu’il enfreignait la loi de la Russie. Il a été condamné à deux reprises», a insisté Poutine.

Poutine a répété la position officielle russe selon laquelle Navalny avait violé les conditions de la libération sous caution en se rendant à l’étranger alors qu’il était inconscient après un empoisonnement apparent à Novichok l’année dernière, et en ne s’étant pas informé avec les avocats russes comme requis.

«Il a consciemment ignoré les exigences de la loi », a déclaré le maître du Kremlin.

«Le monsieur en question est allé à l’étranger pour se faire soigner. Dès qu’il s’est rendu à l’hôpital, il a montré ses vidéos sur internet… Il voulait consciemment enfreindre la loi. Il a fait exactement ce qu’il voulait faire. Alors, quel genre de discussion pouvons-nous avoir [à propos de lui] ?», a martelé le président russe.

Le président américain Joe Biden n’a pas invité Vladimir Poutine à la Maison Blanche, a aussi indiqué le président russe, affirmant que les conditions doivent être réunies pour une telle réunion.

Poutine a toutefois qualifié le sommet avec Biden de « constructif» .«C’était substantiel, concret et cela s’est déroulé dans une atmosphère qui visait à obtenir des résultats», a-t-il déclaré aux journalistes.

Ce sommet avait été divisé en deux parties, l’une en présence des chefs américain et russe de la diplomatie, Anthony Blinken et Sergueï Lavrov, et l’autre avec des délégations plus importantes. Chaque partie avait un traducteur pour la session, qui a duré environ une heure et demie. Puis, après une pause d’environ 40 minutes, la réunion s’est ensuite étendue pour inclure cinq assistants principaux de chaque côté. La durée totale de ce sommet a été plus courte que les quatre à cinq heures initialement prévues.

Voir aussi: Biden et Poutine se sont serrent au début de leur premier sommet à Genève >>