Opération AEGIS: un premier avion avec à son bord des réfugiés afghans est arrivé à Toronto

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Un CC-177 de l’Aviation royale canadienne avec, à son bord, des ressortissants afghans risquant d’être persécutés en raison de leur relation importante et durable avec le Canada, a atterri mercredi 4 août 2021 à l’Aéroport international Pearson de Toronto. (FAC)
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Un CC-177 de l’Aviation royale canadienne avec, à son bord, des ressortissants afghans risquant d’être persécutés en raison de leur relation importante et durable avec le Canada, a atterri mercredi à l’Aéroport international Pearson de Toronto.

Les membres du personnel employé localement ont joué un rôle déterminant dans la mission des FAC en Afghanistan, notamment en fournissant des services de traduction et d’autres services inestimables dont les FAC ne pouvaient s’acquitter elles-mêmes.

«Mes remerciements aux Opérations des Forces armées canadiennes et à tous les membres des Forces armées qui exécutent et soutiennent cette opération très complexe avec un sens du professionnalisme posé, d’un service altruiste et de la détermination», a écrit sur son compte twitter le chef d’état-major de la Défense par intérim, le lieutenant général Wayne Eyre.

Les Afghans qui ont aidé les FAC se sont exposés à de grands risques, et certains ont perdu la vie en servant aux côtés des Canadiens.

L’opération AEGIS, nom qui nous vient de la mythologie grecque antique et désigne ce qui offre une protection physique, constitue la contribution des Forces armées canadiennes à l’effort d’évacuation dans le cadre de laquelle elles offrent un soutien en matière de planification, de coordination et, au besoin, de transport aérien à leurs partenaires du gouvernement du Canada.

D’autres vols arriveront dans les jours et les semaines à venir.

Le 23 juillet, le gouvernement canadien a annoncé de nouvelles mesures d’immigration pour peut-être « plusieurs milliers » d’Afghans, y compris les interprètes qui ont travaillé avec les Forces armées canadiennes et avec le personnel actuellement ou précédemment en poste à l’ambassade du Canada — mais aussi la famille de ces Afghans.

Les personnes admissibles à la réinstallation comprennent notamment, a expliqué Ottawa, les interprètes qui ont travaillé avec les Forces armées canadiennes, les cuisiniers, les chauffeurs, le personnel d’entretien, les ouvriers de la construction, les gardes de sécurité, le personnel recruté sur place qui travaille ou qui a travaillé à l’ambassade du Canada en Afghanistan, et les membres de leur famille.

Les critères d’admissibilité à la réinstallation sont fondés sur l’importance ou la durabilité de la relation des demandeurs avec le gouvernement du Canada.

Devant la dégradation de la situation sécuritaire en Afghanistan, les délais de traitement ont été accélérés, mais les demandeurs doivent également satisfaire à toutes les exigences habituelles d’admissibilité, y compris les exigences relatives à la sécurité, à la criminalité et aux examens de santé, ainsi qu’aux mesures de santé publique et aux protocoles de sécurité liés à la COVID-19 existants.

Dans une déclaration conjointe, les ministres de l’Immigration, des Affaires étrangères et de la Défense, Marco Mendicino, marc Garneau et Harjit Sajjan, ont affirmé que le gouvernement, conscient de l’urgence sur le terrain, travaillait 24 heures sur 24 pour déterminer les personnes admissibles et les aider à remplir et à soumettre leur demande.

En vertu du programme des réfugiés pris en charge par le gouvernement, ceux-ci seront totalement soutenus par le gouvernement pour un an, a précisé le ministre de l’Immigration, Marco Mendicino, qui s’était rendu à l’aéroport de Toronto pour accueillir le groupe de nouveaux avec la ministre Maryan Monsef, elle même réfugiée arrivée au Canada à l’âge de 11 ans en 1996 après avoir dû fuir Hérat quant la ville était tombée aux mains des talibans en septembre 1995.

Pendant que le gouvernement canadien s’emploie à amener ses ressortissants afghans dont la vie et celle des membres de leurs familles est menacée en raison de leu travail avec la coalition, la société civile canadienne se mobilise elle aussi pour leur venir en aide.

Les Canadiens, tout particulièrement la communauté canadienne de la Défense, ont répondu généreusement à l’appel aux bénévoles lancé le 20 juillet par le lieutenant-général à la retraite Guy Thibault, président de la Conférence des associations de la défense (CAD), pour aider à accueillir et à intégrer dans nos communautés les réfugiés afghans qui ont servi avec nos troupes.

Et la Fondation True Patriot Love, en partenariat avec des organisations à travers le pays, a lancé un fonds qui sera utilisé pour aider à la réinstallation des réfugiés afghans une fois qu’ils arrivent au Canada.

800 Afghans qui ont soutenu la mission ont été réinstallés au Canada au cours de la dernière décennie, mais beaucoup d’autres, des milliers, sont toujours en Afghanistan.