La réunion d’urgence sur la Corée du Nord repoussée à vendredi

0
226
Le missile hypersonique Hwasong-8, lors d’un essai à la base militaire de Toyang-ri, en Corée du Nord. Cette photo a été diffusée le 29 septembre 2021 par l’agence d’information de la Corée du Nord.
Temps de lecture estimé : 2 minutes

La réunion d’urgence que devait tenir jeudi le Conseil de sécurité de l’ONU sur la Corée du Nord a été repoussée à vendredi suite à une demande de la Chine et de la Russie, a-t-on appris de sources diplomatiques, rapporte l’Agence France-Presse.

Ces deux pays « ont demandé un peu de temps » pour analyser la situation et les États-Unis ont relayé leur demande au Conseil en réclamant un report à vendredi, a précisé à l’agence de presse l’une de ces sources. C’est un problème «technique, rien de politique», a assuré cette source.

Dans un élan d’unité rare ces derniers temps, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient demandé mercredi cette session à huis clos pour discuter du dernier tir de missile par Pyongyang, présenté comme hypersonique par les Nord-Coréens.

En 2017, à l’initiative de l’administration de Donald Trump, le Conseil de sécurité avait adopté à trois reprises une série de sanctions économiques lourdes contre Pyongyang après un essai nucléaire et des tests de missiles.

Depuis l’entrée en fonctions de l’administration de Joe Biden, il est revenu à la France, un peu isolée, de monter en première ligne pour réclamer une réunion à huis clos du Conseil de sécurité lorsque Pyongyang procédait à un essai de missile.

Lundi, peu après le tir d’un missile présenté comme hypersonique par la Corée du Nord, ce qui pourrait constituer une avancée technologique majeure, l’ambassadeur nord-coréen à l’ONU, Kim Song, avait affirmé, alors qu’il prononçait le discours de la Corée du Nord devant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, que son pays avait un «droit légitime» à tester des armes et à «renforcer (ses) capacités de défense ». 

Pendant ce temps, la Corée du Nord a testé avec succès jeudi un missile antiaérien « récemment développé», a annoncé vendredi, heure de Corée, l’agence officielle KCNA.

«La RPCN a procédé le 30 septembre à un tir d’essai d’un missile antiaérien qu’elle a récemment développé », a annoncé l’agence nord-coréenne.

«L’Académie des sciences de la défense de la RPDC [la République Populaire Démocratique de Corée, le nom officiel de la Corée du Nord] a testé un missile anti-aérien nouvellement développé par elle le 30 septembre, dans le but de confirmer la faisabilité du fonctionnement du lanceur, du radar et du véhicule de commandement de combat complet ainsi que les performances de combat complètes de le missile », a déclaré KCNA.

*Avec AFP 

Voir aussi:

Corée du Nord: le Conseil de sécurité «préoccupé» par «une menace majeure» >>

La Corée du Nord dit avoir testé avec succès un missile hypersonique >>