Crise des sous-marins: le chef de l’OTAN critique les efforts pour créer une défense européenne

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S'exprimant le 5 octobre 2021 lors d'un événement organisé par le Brookings Institute et l'Université de Georgetown à Washington, le secrétaire général Jens Stoltenberg souligne l'importance de la solidarité entre l'Europe et l'Amérique du Nord au sein de l'OTAN. (OTAN)
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Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a critiqué mardi à Washington les pays désireux de renforcer la défense européenne, soulignant que créer des structures « concurrentes » de l’OTAN risquait d’affaiblir et de diviser l’Alliance atlantique.

Au moment où l’Union européenne se réunissait en Slovénie, Stoltenberg était questionné lors d’une conférence à l’université de Georgetown, à Washington, sur les conséquences de l’accord AUKUS entre les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni sur les relations transatlantiques.

«Je comprends que la France soit déçue» par la rupture par Canberra d’un mégacontrat d’achat de sous-marins français, a-t-il dit. « En même temps, les alliés de l’OTAN s’accordent sur notre objectif global qui est que nous devons rester unis ».

Mais « je ne crois pas aux efforts pour créer quelque chose en dehors du cadre de l’OTAN, ou pour concurrencer ou dupliquer l’OTAN », a-t-il ajouté.

Comme un message aux 27 chefs d’État et de gouvernement réunis au château de Brdo, non loin de la capitale Ljubljana, Jens Stoltenberg, qui est Norvégien, a souligné que 80 % des dépenses de défense de l’OTAN étaient assurées par des pays non membres de l’UE. « C’est bien sûr les États-Unis, mais c’est aussi d’autres alliés », a-t-il noté.

« Il y a aussi la géographie », a-t-il rappelé. « La Turquie au sud, la Norvège et l’Islande au nord, et à l’ouest les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni. Si vous regardez sur une carte, ils sont importants pour la protection de l’Europe entière ».

« Toute tentative d’affaiblir le lien transatlantique en créant des structures alternatives, en disant qu’on peut se débrouiller tout seuls, va non seulement affaiblir l’OTAN, mais cela va aussi diviser l’Europe », a-t-il prévenu.

*Avec AFP

Voir aussi:

NATO in a competitive World A conversation with NATO Secretary General Jens Stoltenberg hosted by Brookings Institute and Georgetown University >>